Thés, bouquins et canapés.

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Il y a des moments dont on se souvient tout une vie. Le jour où j’ai commencé à apprendre à lire fait partie de ces moments. Je m’en rappelle comme si c’était hier: mon papa qui rentre du travail, qui m’offre un petit abécédaire avec des dessins, le mini-moi qui commence à jouer avec. Il me semble que c’est ce jour-là que j’ai su que la lecture, ce plaisir que l’on prend à feuilleter des pages et à dévorer les lignes avec nos yeux, à toute heure du jour et de la nuit, allait m’habiter pendant des années. J’ai évolué durant ma courte vie, mais une habitude n’a jamais disparu de mon quotidien, celle de prendre un bouquin le soir et de rester éveillée jusqu’à ce que mes yeux n’en peuvent plus pour avancer page après page, partager la vie de ceux dont on lit le récit, vivre par procuration ces histoires créées de toute pièce ou racontées lorsqu’il s’agit d’écrits autobiographiques. Ma chambre est remplie de livres, je prends souvent le temps de m’asseoir devant ma bibliothèque, tentant de me remémorer les émotions procurées par chacun de ces petits écrins qui m’ont fait rire, pleurer, compatir, grandir. Dans l’un de ses poèmes, Charles Baudelaire écrit « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans ». Je n’ai pas la prétention de m’ériger au niveau du génie qu’est Baudelaire, mais je crois profondément que chacun de nous devrait prendre le temps d’ouvrir un livre de temps en temps, quel qu’il soit, peu importe le sujet, peu importe l’auteur, peu importe le nombre de pages. Lire constitue un moment privilégié pour s’évader, penser à autre chose que notre propre vie. En quelque sorte, il m’apparaît aujourd’hui que si j’aime autant lire, c’est car me plonger dans un livre me permet d’évacuer le temps de quelques chapitres la pression des études, les petits tracas du quotidien, puisque l’on ne se concentre que sur l’histoire que l’on lit.

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Pour être bien concentré et profiter au maximum de ces moments de détente autour d’un bon livre, il est pour moi primordial de se mettre en conditions. Par exemple, je n’ai aucun problème à lire dans le métro, mais pour ne pas être tentée d’écouter la conversation de mes voisins de trajet, il m’est indispensable de mettre une musique dans mes oreilles (j’aime énormément la musique classique pour cela, mais les bandes originales de films sans paroles marchent aussi, de même que la musique électro, et encore bien d’autres). Toutefois, je trouve que le plus agréable est de lire dans un endroit où l’on sait qu’on ne sera pas dérangés.

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J’en arrive (ENFIN) au coeur de mon sujet du jour: je ne lis pas de la même manière selon les périodes. J’ai donc choisi de vous présenter trois livres, trois ambiances et trois de mes thés préférés qui accompagnent tout au long de l’année mes lectures.

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Commençons sans plus tarder avec un livre que j’ai lu il n’y a pas si longtemps et qui m’a transcendée. J’ai découvert Kundera grâce à une copine qui en était tombée amoureuse il y a quelques années, et j’avais énormément aimé Risibles amours, le premier roman que j’ai lu de lui. Toutefois, j’ai beaucoup été déçue cet été par L’insoutenable légèreté de l’être: je n’ai pas accroché à la multitude des histoires contées et ai eu beaucoup de mal à terminer le livre (heureusement que j’avais emporté avec moi en vacances 1984 de George Orwell qui a rattrapé le coup par la suite). C’est donc avec une impatience mêlée d’une once d’appréhension que j’ai ouvert L’ignorance, et j’ai bien fait de ne pas rester sur ma mauvaise impression de l’été. J’ai dévoré ce roman, qui aborde beaucoup de thèmes différents et qui je pense peut toucher beaucoup de personnes au profil différent. Je n’aime pas raconter les romans, mais sachez que L’ignorance traite majoritairement d’identité, puisqu’on suit l’itinéraire de personnes en exil, qui ressentent de la nostalgie pour leur pays d’origine. Je trouve ces questions absolument fascinantes, et l’angle par lequel Kundera les aborde est vraiment intéressant, surtout que son style d’écriture est vraiment plaisant à lire. Je vous recopie quelques phrases que j’avais trouvées belles, j’aime beaucoup noter les passages qui m’ont marquée dans les livres que je lis… vous aussi ?

(en parlant du temps) « Elle craignait sa vitesse (lorsqu’elle attendait quelque chose de pénible) ou se révoltait contre sa lenteur (lorsqu’elle attendait quelque chose de beau) »

« elle ne peut rien faire d’autre que regarder ce morceau de sa vie qui s’éloigne, elle ne peut que le regarder et souffrir. »

« Les souvenirs ont-ils un volume temporel mesurable ? »

« Impossible de revivre un amour comme on relit un livre ou comme on revoit un film. »

« Mais quand les gens se voient souvent, ils supposent qu’ils se connaissent. »

« traverser la vie sans intéresser personne; parler sans être écouté; souffrir sans inspirer de compassion. »

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Ce livre qui évoque les souvenirs et le temps qui passe me fait immanquablement penser à ma famille, et c’est donc logiquement que j’ai choisi de vous le présenter accompagné d’un « thé des mamans », qui comme son nom l’indique est de base à ma maman. J’aime beaucoup les thés aux fruits rouges, et celui-là contient des pétales de rose qui le rendent vraiment original et lui confèrent un goût subtil. Dans une tasse rose avec un proverbe qui me correspond si bien, « eat cake and move on », c’est un pur régal.

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Le second livre que je souhaitais vous présenter aujourd’hui s’appelle Des souris et des hommes et fut écrit en 1937 par l’auteur américain John Steinbeck. Ce livre retrace l’aventure de deux badauds qui sont liés par une amitié à toute épreuve, George, qui tient le rôle du grand frère protecteur, et Lennie, un bonhomme costaud qui a un esprit simple. Lennie n’arrive pas à vivre dans le monde des adultes et à ne pas se faire remarquer, ce qui cause un tas de problèmes aux deux hommes, dont le rêve est de gagner d’argent pour avoir leur propre ferme. Cette histoire tragique et touchante, je l’ai découverte il y a trois ans à travers un cours de littérature anglaise, et je l’ai relue récemment. Le livre a été en outre adapté deux fois au cinéma, dont une fois en 1992 par Gary Sinise. Je vous recommande néanmoins la lecture du roman avant de regarder le film, il n’est pas long et prend vraiment aux tripes.

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Pour accompagner votre lecture, je vous conseille une tasse de thé « Be cool » de chez Kusmi Tea. Ce thé qui ne possède pas de théine est parfait à boire tout au long de la journée, il m’arrive parfois de m’en faire une tasse avant d’aller dormir en guise de tisane. Vous pouvez retrouver une description plus détaillée et plus scientifique sur le site de la marque, ici.

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Enfin, laissez-moi vous présenter l’une de mes histoires préférées de la littérature américaine, que j’ai lue et relue, vue et rerevue au cinéma également: Gatsby le Magnifique. Il ne me semble pas nécessaire de m’attarder sur l’histoire qui est connue et reconnue, Fitzgerald nous raconte ici l’amour entre un riche propriétaire américain qui donne de luxueuses réceptions, Jay Gatsby, et son amour de jeunesse Daisy qui habite avec son mari et sa petite fille de l’autre côté de chez lui. Vous n’avez pas pu manquer l’adaptation la plus récente au cinéma, avec Leonardo di Caprio dans le rôle de Gatsby. La version de Baz Luhrmann est grandiose, mais j’aime tout autant la version de Jack Clayton avec Robert Redford.

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Ce roman est pour moi le roman idéal pour les longues soirées d’hiver, avec ma tasse à thé de Noël de chez Starbucks. Sous votre plaid et avec une petite bouillotte pour avoir bien chaud, je vous garantis une soirée lecture/cocooning des plus agréables !

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Mon thé favori l’hiver, surtout quand il fait froid et qu’on a un peu mal à la gorge, c’est le thé vert gingembre-citron de chez Yogi Tea. Avec une grosse cuillerée de miel fleuri, c’est un pur régal qui soigne tous les petits bobos.

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Voilà, merci aux courageux qui m’ont lue d’avoir suivi cet article-fleuve, je sais que ça change un peu de ce que je publie ici d’habitude, mais j’ai envie de diversifier un peu les thématiques du blog, d’autant qu’en ce moment je n’ai pas de recettes extraordinaires à réaliser et donc à partager avec vous. Je serais ravie de connaître vos livres préférés et comment vous aimer les lire: vous me dites ça en commentaire ?

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Marbré choco/vanille: la simplicité pour le goûter

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Des recettes de marbré, il en existe des centaines voire des milliers sur la toile, sans parler de celles que l’on peut trouver dans les livres de cuisine. Pourquoi celle-ci, me demanderez-vous alors (quatre ans de philo eh oui je deviens bonne en rhétorique), et bien tout simplement parce qu’elle est inratable, toujours délicieuse et qu’elle plaît à tous sans exception (oui même toi le vilain petit frère qui n’aime jamais rien). Tout chaud au goûter avec les copines et une tasse de thé fumante, c’est un vrai régal. Au petit-déjeuner le lendemain, avec un mug de café, on se délecte aussi. Alors, je vous ai convaincus ?

Pour un moule à cake de taille normale:

230g de farine

1 sachet de levure chimique

120g de beurre

170g de sucre

3 oeufs

80g de chocolat noir

1 gousse de vanille coupée en deux et grattée ou de l’arôme vanille

une pincée de sel

1. Casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Battre les jaunes avec le sucre, énergiquement, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

2. Réduire le beurre en pommade, y incorporer les jaunes d’oeuf, la farine et la levure préalablement mélangées.

3. Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Les incorporer délicatement au reste de la pâte, puis préchauffer votre four à 180°C.

4. Beurrer et fariner un moule à cake. Séparer la pâte en deux. Dans l’un des bols, ajouter l’arôme vanille, puis incorporer dans le second bol de pâte le chocolat préalablement fondu en 3×20 secondes au micro-ondes.

5. Verser des cuillères de pâte en alternant pâte vanille et pâte chocolat dans votre moule. Enfourner pour une quarantaine de minutes, si jamais le gâteau brunit sur le dessus, le recouvrir d’un papier aluminium. Régalez-vous !

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Allez viens, j’t’emmèneeee à Rouen

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22 avril 2015, dans l’après-midi, l’on décide avec une amie de partir à Rouen sur un coup de tête pour fêter l’anniversaire de la troisième de la bande qui y fait ses études. Pour ceux qui me connaissent, c’est typiquement le genre de choses que je ne fais pas (madame listes et planification des semaines à l’avance, bonjour), mais j’avais très envie, après des semaines de concours éprouvantes, de changer d’air et de faire la fête, même le temps d’une soirée. Nous voilà donc dans l’intercité pour Rouen à 18h30, arrivée 20h, après la surprise de ma présence pour la copine rouennaise, direction le centre-ville de Rouen. Le temps de faire quelques photos de la cathédrale sous la lumière du soleil couchant, de voir où a été brûlée Jeanne d’Arc il y a des siècles, et la joyeuse troupe se dirigeait vers le Trend Burger Café, petit restaurant charmant situé sur la place des Carmes. L’accueil y est agréable, l’on commande, quelques minutes plus tard l’on voit arriver de gros burgers généreusement garnis et une part de frites plus qu’appétissantes. Pour ma part, j’avais cédé pour le PMP, un hamburger au poulet pané, accompagné de délicieux condiments. Le tout accompagné d’une bonne dose de cidre et de rires, qui ont fait de cette soirée une escapade fort sympathique en terre normande.

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Les prix sont en outre plus que raisonnables, comptez une petite quinzaine d’euros pour un burger et quelques verres de cidre. Le tout assorti d’une jolie vue sur les maisons normandes, et ça ça n’a pas de prix !

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Merci à mes copines de toujours C&M, j’espère que nous aurons encore une multitude de moments surprise comme celui-ci à partager et au plaisir de revoir Anaïs qui a partagé cette douce soirée avec nous)

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La Cerise sur le Gâteau

Les lauréats du concours

Les lauréats du concours (photo toutendouceurs)

Cet hiver, on m’a parlé d’un chouette concours de pâtisserie organisé conjointement par la Société Générale et la Société Nationale des Meilleurs Ouvriers de France, « La Cerise sur le Gâteau ». Il s’agissait de réinventer les grands classiques de la pâtisserie française. Le première phase de sélection était basée sur le vote des internautes, à partir des photos des réalisations des candidats. Par la suite, les quatorze lauréats ont été invités ce week-end, samedi 21 février, à constituer des paires, composées d’un professionnel de cuisine et d’un amateur, et de réinventer la profiterole de Philippe Urraca, MOF et président du jury.

Le jury en pleine délibération (photo toutendouceurs)

Le jury en pleine délibération (photo toutendouceurs)

Prise par mes cours et mes concours, j’avais alors décidé de ne pas participer à ce concours, dont c’était la première édition, mais je compte bien prendre le temps de participer à la seconde ! Cela dit, j’ai été invitée par la Société Générale à assister à la remise de prix de ce concours, qui a eu lieu samedi soir à l’école Ferrandi (que j’avais, pour la petite anecdote, eu le bonheur de visiter deux semaines auparavant pour les portes ouvertes de l’école), en présence des candidats bien sûr, ainsi que des MOF. Je ne vous cache pas que voir tous ces grands noms de la gastronomie française réunis autour de moi dans la même pièce était franchement impressionnant, au moins autant que la qualité des desserts qui ont été proposés par les participants. Les petits choux ayant été dévorés très rapidement, je n’ai pas beaucoup de photos mais je vous invite à consulter les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #LaCeriseSurleGâteau si vous voulez voir de meilleures photos des desserts.

Le chou chocolat/ ananas/ mangue (photo toutendouceurs)

Le chou chocolat/ ananas/ mangue (photo toutendouceurs)

Les grands gagnants, Flore André et Maël Le Bacquer, avaient réalisé une très belle structure à base de nougatine et de choux. J’ai en outre particulièrement adoré le chou cannelle et chocolat, un vrai délice léger et gourmand, et le gros chou fruits tropicaux et chocolat était également excellent.

Le discours des deux gagnants (photo toutendouceurs)

Le discours des deux gagnants (photo toutendouceurs)

S’en est suivi un cocktail dînatoire pendant lequel j’ai pu discuter avec l’excellent candidat du Meilleur Pâtissier sur M6, AbdelKarim, quelqu’un de très accessible et qui donne aujourd’hui des cours, dont vous trouverez les modalités sur sa page Facebook !

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Encore merci à tous les participants pour leurs délicieuses réalisations et merci à Isabelle de la Société Générale pour son invitation !

Quant à moi, je vous retrouve très vite pour une recette plus que gourmande !  En attendant, rejoignez moi sur Facebook, Twitter & Instagram, où vous trouverez des aperçus de ce qui va suivre sur le blog ! A très vite !

Dans ma cuisine au mois de décembre

Premier article de l’année, et comme je vous l’avais promis, me revoici avec un petit (enfin je vais essayer de faire en sorte qu’il le soit, mais vous commencez à me connaître, alors je ne garantis rien…) résumé de deux cours de pâtisserie qui m’ont été offerts par ma famille pour mon anniversaire. Le premier était un cours de cuisine à l’atelier de Cyril Lignac, animé par la gagnante du Meilleur Pâtissier, Anne-Sophie. Le second avait lieu dans un cadre plus « pro », si je puis dire, il s’agissait d’un cours de trois heures au Pavillon des Champs-Elysées Lenôtre, durant lequel nous avons appris les bases mais surtout les techniques pour perfectionner tout ce qui est pâtes, à savoir pâte à brioche, pâte à choux, pâte sucrée et pâte sablée. Attendez-vous donc à voir débarquer des recettes avec ces pâtes-là très prochainement ici-même (suspense et auto-promotion, ça, c’est fait !)

J’ai globalement été très satisfaite de ces deux cours de pâtisserie, mais me direz-vous c’est bien normal puisque c’est le but et que clairement on y met le prix. L’accueil dans les deux ateliers était parfait, les lieux différents mais tous les deux très charmants, ce fut un vrai plaisir d’avoir la chance de cuisiner dans de tels cadres.

Pour ce qui est de la cuisine à proprement parler (oui parce qu’on est un peu là pour ça quand même, c’est bien joli de poser avec Cyril Lignac mais bon HEIN), j’ai a-do-ré le contenu de ces deux cours. D’un côté une véritable surprise avec la maison en pain d’épices d’Anne-Sophie, je ne m’attendais pas du tout à réaliser cette pièce et je dois dire que j’ai adoré. C’était juste avant Noël donc c’était une très chouette idée, même si j’ai du manger la maison toute seule car personne d’autre que moi n’aime le pain d’épices à la maison. Outre le fait que c’était un régal pour les yeux et que ça peut occuper des bambins pendant des heures, j’ai appris comment faire une glace royale QUI TIENNE (et j’ai d’ailleurs mis le tout en pratique en réalisant des sablés de Noël (CLIC ICI POUR LA RECETTE) pour ma classe) et plein de petites choses de déco qui sont faisables avec, du coup.

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La décoration « neige » en glace royale…

Quant au cours chez Lenôtre, j’y allais pour la technique et je n’ai pas été déçue: j’ai non seulement capté des choses importantes qui m’échappaient lorsque je faisais de la pâte à choux et de la pâte à brioche, mais le chef (qui n’était autre que David Martin, ce dont je me suis rendue compte dix heures plus tard quand ma mère a failli avoir une attaque en apprenant son nom) nous a vraiment repris sur certains gestes, notamment le « boulage » de la brioche. J’ai également pas mal de trucs et astuces, en particulier pour la pousse des brioches, que je partagerai avec vous dans un futur article où je vous livrerai les recettes.

L’avantage de ces cours, c’est que chacun réalise les recettes de A à Z, et que donc on repart avec nos préparations. Pour la maison en pain d’épices, je l’ai ramenée démontée et je l’ai montée chez moi, mais elle s’est effondrée au bout de deux minutes car je crois qu’il manquait un chouya de cuisson, le sablé était trop mou du coup il a cassé. En revanche, nous avons pu profiter des briochettes, des chouquettes et des pains aux fruits confits pendant plusieurs petits-déjs, et je crois que ça a pas mal plu à mes proches de pouvoir déguster tout ça.

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La fameuse maison qui s’effondre…. oups !

Au niveau prix, j’estime que les deux cours valaient leur coût. D’une part pour la qualité de ce qu’on y prépare, de l’autre pour l’accueil qui nous a été réservé, on ne va pas se mentir on est clairement chouchoutés, et ça fait du bien. C’est donc une très jolie idée de cadeau à offrir, pour ma part ça ne pouvait mieux tomber, je suis vraiment ressortie de ces deux cours relaxée, détendue et rassasiée, ce qui ne fut pas du luxe en période de concours blancs !

Je vous donne donc rendez-vous très rapidement pour un nouvel article dans lequel je vous dévoilerai non pas une mais DEUX recettes de brioches, l’une sucrée et l’autre salée ! Stay tuned !

2.0.1.4.

2014 a été une année difficile, on ne va pas se mentir. Une année de concours, ça n’est jamais bien réjouissant, d’autant plus quand celle-ci se solde par un échec, après tant d’efforts et quelques réussites qui laissaient présager la lumière au bout du tunnel. A l’heure du bilan pré-nouvelle-année-qui-va-bientôt-débuter, j’ai voulu faire le point avec vous sur mon année 2014, d’un point de vue « gourmet ». Car dans le tunnel semé d’embûches, il y a pourtant eu des choses, des personnes, des voyages et des rencontres, qui font que finalement, 2014 aura été une année riche en émotions, en découvertes et en apprentissage.

Tout d’abord, il y a eu des voyages, vers des destinations à la cuisine plus ou moins connue: le Maroc, en février, le Portugal en juillet, et l’Italie en août. J’y ai découvert de nouvelles saveurs, du tajine de boeuf aux pruneaux en passant par le poulpe grillé à la portugaise ou les glaces italiennes qu’on ne trouve vraiment qu’en Italie, dans des petites tavernes cachées au fin fond de villages au charme inégalable. On a beau tout trouver à Paris, il n’y a pas à dire, un tajine ça ne s’apprécie véritablement que dans un petit riad de Meknès, avec des hôtes qui partagent leurs secrets de cuisine, qui racontent comment leur est venue l’idée de leurs plats, leur touche personnelle. De même, les pâtes françaises ont bien peu de saveur une fois que l’on a goûté aux pâtes italiennes, nichés dans un petit restaurant typique perché au sommet d’un village toscan. Enfin, comment déguster autrement les bolinhas de bacalhau qu’entourée des meilleures amies au monde, face au Rio Douro, à rire un peu trop fort après quelques verres de sangria ?

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Les oeufs au cumin de notre hôte anglais Simon, à Meknès

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Les petits-déjeuners gargantuesques avant de partir en vadrouille

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L’inimitable tajine poulet-citron-olives de Fès

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Le couscous d’Afida, le soir de notre arrivée

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Caïpirinhas et beignets de Berlin

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Poulpe grillé à la portugaise

Enfin, il y a eu des moments et des rencontres. Je crois que de ce point de vue-là, on peut dire que j’ai terminé l’année en beauté, avec deux journées qui ont marqué mon année et m’encouragent à persévérer dans ma passion pour, qui sait, un jour, en faire quelque chose de plus concret que ce blog. Début décembre, j’ai donc eu la chance d’assister à un cours exceptionnel animé par Anne-Sophie, la gagnante de l’émission « Le Meilleur Pâtissier » sur M6, qui a d’ailleurs un très chouette blog ici. Pendant quelques heures, dans l’atelier de pâtisserie de Cyril Lignac, c’est comme si le temps s’était arrêté, figé en enfance, puisque nous avons confectionné des maisons en pain d’épices, dont je ne manquerai pas de vous livrer la recette dans un prochain article. Je ne saurais trop vous encourager, si vous aimez la pâtisserie, à prendre un cours là-bas, en tout cas si vous cherchez une idée de cadeau pour un fin gourmet au bec sucré, n’hésitez pas (et c’est donc là que je case mes plus profonds remerciements à mes parents pour ce doux moment) Pour ne rien gâcher à cette petite escapade gourmande, nous avons eu le privilège d’une visite du chef Lignac himself, what else ?

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Ensuite, il y a quelques jours, j’avais rendez-vous trèèèèès tôôôôt un samedi matin chez Lenôtre, dans leur pavillon des Champs-Elysées, pour un cours sur les « pâtes » en pâtisserie. Je vous en reparlerai très prochainement à l’occasion d’un nouvel article, mais ce fut une expérience riche en apprentissage et je suis encore ressortie le sourire au bord des lèvres, le coeur léger, et surtout les bras pleins de viennoiseries à partager avec mes proches.

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Mon année 2014 s’est terminée en cuisine, entre les mignardises de Noël et les desserts d’anniversaire de mes proches, que vous verrez bientôt ici-même. Elle se terminera ce soir, pour nous tous, et j’espère de tout coeur que 2015 nous réserve de belles surprises, l’arrivée de jolis projets, et surtout, surtout, beaucoup de douceur(s).

☆ Gatsby party part1: les red velvet cupcakes ☆

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20 ans. C’est cet anniversaire que j’ai eu la chance de fêter avec mes amis le week-end dernier, dans un thème qui me tenait particulièrement à coeur: les années folles. Sur fond de jazz et de charleston, nous avons dansé jusqu’au bout de la nuit, les filles dans nos robes à frange et les garçons dans leur costume trois-pièces à la Jay Gatsby. Je trouvais ça sympa de faire une sorte de mini buffet avec quelques mets à déguster, c’est pourquoi sur une table revêtue d’une nappe noire j’avais, entre des petites paillettes en forme d’étoiles, disposé des cornets de pop-corn, des bonbonnières remplis de minis-bonbons hamburger (trouvés par hasard chez Métro et qui ont visiblement fait remonter des souvenirs d’enfance à certains) et de bonbons divers et variés. J’avais également confectionné des cakes (jambon/comté, pesto/noix/fromage) et acheté quelques petits « finger foods » à déguster facilement. Mais ce que je voulais faire en particulier, c’était bien évidemment le dessert. Je voulais réaliser un gâteau en pâte à sucre en forme de clap Hollywood, mais j’ai eu un véritable souci avec l’insertion du colorant noir dans la pâte à sucre, si quelqu’un a des astuces pour que tout soit homogène je suis carrément preneuse, car finalement je n’ai jamais réussi à obtenir la couleur souhaitée et, à trois heures de la soirée, j’ai du improviser. Je vous montrerai le résultat (beaucoup moins chouette que celui initialement prévu, donc) dans un prochain article, aujourd’hui je souhaitais partager la recette des red velvet cupcakes que j’avais réalisés en accompagnement et qui, je crois, ont assez plu à mes invités.

Pour 20 cupcakes:

La base (recette de Hervé Cuisine)

125g de beurre

175g de sucre

extrait de vanille

2 oeufs

160g de farine

1 cs de cacao Nestlé

1 cc de levure chimique

1 pincée de sel

100g de crème fraîche

du colorant rouge en poudre

6 cL de lait

1 cc de bicarbonate de soude

La ganache (improvisée et parfaite pour le coup, ni trop sucrée ni trop fade, tenue nickel, et super facile à réaliser)

20 cL de crème liquide entière placée au congélateur 10mn dans un bol, avec les batteurs du robot

500g de mascarpone

1. Préparer les gâteaux: battre le beurre mou avec le sucre, ajouter la vanille puis les oeufs un par un, en mélangeant entre chaque. Tamiser la farine, le cacao, le colorant, le bicarbonate de soude et la levure et ajouter au mélange précédent. Incorporer le sel. Ajouter la crème fraîche puis le lait. Remplir des moules à muffin aux deux tiers, enfourner dans un four chaud entre 20 et 25 minutes à 180°C. Attention, la lame d’un couteau doit ressortir bien sèche. (je me suis faite avoir sur les deux premières fournées, une vraie débutante pour le coup !)

2. Pendant que les cupcakes refroidissent, préparer la ganache: fouetter le mascarpone pour le détendre (éventuellement sucrer légèrement et ajouter une gousse de vanille fendue et grattée). Sortir la crème bien froide du congélateur, la monter en chantilly, puis l’incorporer immédiatement et très délicatement au mascarpone, avec une maryse. Munir une poche à douille d’une douille cannelée, verser la préparation, et dresser en rosace sur les cupcakes froids.

3. Décorer de sucre rouge et: tadaaam ! C’est prêt ! Sortez les confettis, allumez la musique, et bonne soirée !

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